Valhalla Quest

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Lors de notre dernière expédition, nous sommes bien amusés. Il faut dire que j’étais plutôt bien entouré : avoir dans son équipe Thorfinn « Fendeur de Crânes », Ivar le poltron, Snorri le bougon et Sven le berserk ne pouvait que contribuer à rendre plus agréable le voyage !

Bien sûr, tout le monde y mit du sien pour aider Ivar dans sa mission, qui consistait apparemment à laisser une traînée ininterrompue de vomissures jusqu’au rivage ennemi, Thorfinn en lui narrant ses dernières éviscérations et Olaf, le cuistot, en prenant un malin plaisir à lui faire goûter sa nouvelle recette d’anchois aux airelles et à la crème – j’avoue qu’après une semaine de navigation, la crème n’était plus de première fraîcheur. Bref, nous étions tous de fort belle humeur au moment de débarquer.

Et, Loki soit loué, les édiles locaux avaient même rassemblé un comité d’accueil pour fêter notre arrivée ! Saisissant à bras le corps cette occasion de se dérouiller les jambes, Sven s’élança le premier et fut rapidement rejoint par le reste de notre troupe. Les hommdarm rassemblés par le Roi Djonne et la Reine Djênne furent rapidement mis en fuite, ce qui rendit même Snorri d’humeur supportable. Seul Ivar, arrivé trop tard et toujours blanc comme la neige sur l’Ilmgardsfjord, n’eut pas l’occasion de se distraire.

Mis en appétit par cette escarmouche trop rapidement expédiée, nous nous mîmes immédiatement en route, guidés par le son du tocsin du village, qui faisait un bruit à réveiller les morts ! Dans la cohue ambiante, Ivar se retrouva mêlé, nul ne sait comment, à un groupe de paysans venant s’abriter en dernière minute derrière la palissade du fortin. Ce qui lui permit de nous faire pénétrer dans l’enceinte bien plus facilement que prévu. Sacré Ivar : Thorfinn lui asséna tant de vigoureuses claques dans le dos pour le féliciter qu’il reprit derechef son concours de dégueulis !

Rapidement, les derniers foyers de résistance furent nettoyés. Thorfinn nous causa quand même une belle frayeur lorsque sa hache se retrouva coincée dans le crâne casqué d’un hommdarm, mais Sven, déchaîné comme à son habitude, ne donna guère aux soldats ennemis l’occasion d’en profiter. Vint alors l’heure du partage du butin. Snorri trouvant à redire sur la beauté de l’esclave qu’il était en train d’entreprendre, je mis fin à ses jérémiades en l’embrochant de l’épée du côté opposé, ce qui fit bien rire tout le monde. Les festivités terminées, nous quittâmes le village en flammes, avec plusieurs esclaves et moult trésors.

Vivement le début de la nouvelle saison !

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Classé dans Fantasy, Plume

Why’d ya do it ?

Un des textes les plus virulents de Marianne Faithfull, grande star du Rock’n’Roll.

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Why’d ya do it ?

When I stole a twig from our little nest
And gave it to a bird with nothing in her beak,
I had my balls and my brains put into a vice
And twisted around for a whole fucking week.
Why’d ya do it, she said, why’d you let that trash
Get a hold of your cock, get stoned on my hash?

Why’d ya do it she said, why’d you let her suck your cock?
Oh, do me a favour, don’t put me in the dark.
Why’d ya do it, she said, they’re mine all your jewels,
You just tied me to the mast of the ship of fools.

Why’d ya do it, she said, when you know it makes me sore,
‘Cause she had cobwebs up her fanny and I believe in giving to the poor.
Why’d ya do it, she said, why’d you spit on my snatch?
Are we out of love now, is this just a bad patch?

Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did?
You drove my ego to a really bad skid.

Why’d you do it, she said, ain’t nothing to laugh,
You just tore all our kisses right in half!

Why’d ya do it, she said, why’d ya do what you did,
Betray my little oyster for such a low bitch.

Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did?
You drove my ego to a really bad skid.

Why’d ya do it, she screamed, after all we’ve said
Every time I see your dick I see her c*** in my bed.

The whole room was swirling,
Her lips were still curling.

Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did
Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did
Why’d ya do it, she said, why’d ya do it, she said,
Why’d you do what you did?

Oh, big grey mother, I love you forever
With your barbed wire pussy and your good and bad weather.
Why’d ya do it, she said, why’d you do what you did…

Ah, I feel better now.

 

Lorsque j’ai volé une brindille de notre nid douillet
Pour l’offrir à un oiseau au bec démuni
Elle m’a mis les couilles et la cervelle dans un étau
Et les a torturées pendant une semaine entière.
Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu laissé cette ordure
Prendre en main ta queue, se défoncer avec mon hash?

Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi l’as-tu laissé sucer ta bite?
Oh, s’il te plaît, ne me garde pas dans le noir.
Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, ils sont à moi, tous tes bijoux,
Tu viens de m’attacher au mat sur le navire des fous.

Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, quand tu sais que ça me fait mal,
« Parce qu’elle avait des toiles d’araignée dans la foufoune et que j’aime donner aux démunis. »
Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu craché sur ma chatte?
Ne sommes-nous donc plus amoureux, est-ce juste une mauvaise passe ?

Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu fait ce que tu as fait?
Tu m’en as fait voir de toutes les couleurs.

Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, il n’y a pas de quoi rire,
Tu viens de couper en deux tous nos baisers!

Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu fait ce que tu as fait?
Trahir ma petite huître pour une telle pute de bas étage.

Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu fait ce que tu as fait?
Tu m’en as fait voir de toutes les couleurs.

Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle criait, après tout ce qu’on s’est dit
Chaque fois que j’vois ta bite, je vois sa chatte dans mon lit.

La pièce entière tourbillonnait,
Ses lèvres étaient toujours retroussées.

Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu fait ce que tu as fait?
Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu fait ce que tu as fait?
Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait,
Pourquoi as-tu fait ce que tu as fait?

Oh, grande mère grise, je t’aimerai toujours,
Avec ta chatte encerclée de barbelés et ton baromètre variable.
Pourquoi as-tu fait ça, qu’elle disait, pourquoi as-tu fait ce que tu as fait…

Ah, je me sens mieux maintenant.

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Classé dans Musique

eXistenCe

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Synopsis

Dans un avenir proche, Allegra Geller est la géniale créatrice d’une nouvelle génération de jeu qui nécessite une connexion directe au système nerveux : eXistenZ.
Lors de la séance de présentation du jeu, un fanatique cherche à la tuer; un jeune stagiaire en marketing, Ted Pikul, lui sauve la vie. Une poursuite efrenée s’engage, la tête d’Allegra ayant été mise à prix, autant dans la réalité que dans l’univers trouble et mystérieux du jeu.

Réalisateur : David Cronenberg (un de mes réalisateurs fétiches).
Casting : Jennifer Jason Leigh, Jude Law, Ian Holm (et en guest stars Christopher Eccleston et Wilhem Dafoe, extraordinaire comme d’habitude).
Genre : Science fiction.
Date de Sortie : 14 avril 1999.

 

Préliminaires

Ca démarre très fort !

Au public venu assister à la présentation du nouveau jeu révolutionnaire de la designer fétiche Allegra Geller, Christopher Eccleston apprend qu’un certain nombre d’entre eux pourront participer à une partie-test, avec la participation exceptionnelle d’Allegra qui, d’ordinaire, préfère fuir les projecteurs.

Mais alors qu’Allegra est en train de télécharger ExistenZ (X majuscule, Z majuscule) vers les pods expérimentaux des autres joueurs, un fan dégaine une arme étrange et a le temps de blesser Allegra et de tuer Christopher avant d’être « maîtrisé » par le service d’ordre. Dans sa chute, Allegra a endommagé son pod, qui contient l’unique copie existante du jeu. Ted Pikul, un novice improvisé garde du corps d’Allegra – on se demande un peu comment – fuit avec elle pour la mettre en sécurité et éviter ainsi d’autres attaques.

Pendant leur fuite, Ted extrait la balle ayant blessé Allegra à l’épaule. Mais en fait de balle, il s’agit d’une dent humaine! L’examen de l’arme révèle qu’elle est fabriquée à partir de composants organiques, afin de tromper les détecteurs de métaux, et que son chargeur est un bridge.
Allegra découvre aussi que Ted n’a même pas de bioport, un comble pour un employé de Antenna Research! Afin de pouvoir se connecter à son jeu et évaluer les dégâts, elle insiste pour qu’il s’en fasse implanter un. C’est ainsi qu’ils se rendent à la station-service de Gas (Essence), propriétaire d’une station-service en pleine brousse et grand fan d’Allegra, pour une scène d’anthologie avec Dafoe.
Allegra et Pikul peuvent finalement se connecter à ExistenZ et entamer une partie…

 

Enculage

Le bioport n’étant rien d’autre qu’un deuxième trou de balle situé au creux des reins, les sous-entendus lubriques ne manquent évidemment pas. Un port peut être excité, il a besoin de lubrifiant avant l’insertion du câble de connexion, j’en passe et des meilleures. Cronenberg s’est beaucoup amusé lors de ce tournage, je crois.
De plus, Jennifer Jason-Leigh (Allegra) est à l’apogée de sa sensualité (elle avait pourtant déjà 37 ans à l’époque), ce qui crée une ambiance pour le moins torride.

 

Jouissance

On ne sait jamais vraiment si on se trouve dans le monde du jeu ou dans la réalité et le rythme de l’action ne faiblit quasiment jamais. De plus, le final en surprendra plus d’un(e).

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Classé dans Cinéma, SF

Lo Noiw’ (work in progress)

Ayant récemment rencontré et discuté avec deux des protagonistes ayant participé à la lutte contre la création d’un barrage sur l’Eau Noire, prévu en plein Couvin, j’ai décidé de me remettre à mon plus ambitieux projet en rimes, à savoir un poème contant l’histoire de cette rivière, depuis sa source jusqu’à sa jonction avec l’Eau Blanche pour former le Viroin. Pour moi qui ne dépasse jamais les 20 lignes, ce poème qui devrait être au moins quatre fois plus long est mon Everest couvinois. Ne vous attendez donc pas à ce qu’il soit fini de si tôt, surtout que je dois maintenant essayer de le transformer en paroles pour une chanson que mettrait en musique Mimile, conseiller communal local et l’une des deux personnes directement impliquée dans la lutte contre ce projet de barrage !

L’Eau Noire, à l’endroit où était censé se dresser le barrage

 

Voici où j’en étais resté l’été dernier :

Née d’une chapelle
Proche de Rocroi,
Ton eau jouvencelle
En pays françois

Sert de frontière
A deux Etats,
Puis toute entière
Tu te déploies

En terres belges,
A Nimelette.
Entre tes berges,
Une arbalète.

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Classé dans Plume, Poésie

Quand en songeant ma folâtre j’acolle

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Quand en songeant ma folâtre j’acolle
Laissant mes flancs sur les siens s’allonger,
Et que, d’un branle habilement léger,
En sa moitié ma moitié je recolle !
Amour, adonc si follement m’affole,
Qu’un tel abus je ne voudroi changer,
Non au butin d’un rivage étranger,
Non au sablon qui jaunoie en Pactole.
Mon dieu, quel heur, et quel consentement,
M’a fait sentir ce faux recollement,
Changeant ma vie en cent métamorphoses !
Combien de fois, doucement irrité,
Suis-je ore mort, ore ressuscité,
Entre cent lis et cent merveilles roses !

(Pierre de Ronsard)

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Classé dans Non classé

L’air et la lumière et le temps et l’espace

« … tu sais, j’avais toujours ou une famille, ou un boulot, un truc pour m’en empêcher, mais maintenant j’ai vendu ma maison, j’ai trouvé cet appartement, un grand studio, faudrait que tu voies l’espace et la lumière. Pour la première fois de ma vie, je vais avoir l’endroit et le temps pour créer. »

Non, mon petit chéri, si tu dois créer, tu créeras même si tu travailles 16 heures par jour dans une mine de charbon, ou tu créeras dans une petite chambre avec trois enfants pendant que tu touches l’aide sociale, tu créeras la moitié du cerveau et du corps explosé, tu créeras aveugle, estropié, fou, tu créeras avec un chat qui te grimpe dans le dos pendant que la ville entière vacille sous les tremblements de terre, les bombardements, les inondations et les incendies.

Mon petit chéri, l’air et la lumière et le temps et l’espace n’ont rien à y voir et ne créent rien, sauf peut-être une vie plus longue qui te permettra d’inventer de nouvelles excuses.

 

Charles Bukowski.

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Classé dans Ecrivain, Extraits

Aurélie

A fredonner sur l’air du « Goodbye, Emmanuelle » de Serge Gainsbourg.

Aurélie aime
Les baisers et les béhèmes,
Aurélie aime
Enclencher la cinquième,

 
Aurélie aime
Travailler au barème,
Aurélie aime
Quand on sème,

 

Aurélie aime
Bracelets et diadèmes,
Aurélie aime
Aspirer le « h » de harem,

 
Aurélie aime
Qu’on lui ponde un poème,
Aurélie aime
Qu’on lui dise des « Je t’aime ».

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Classé dans Plume, Poésie

R Libre

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Un seul regard à ta toison
Et me voilà en pâmoison.
Naufragé trop près de ton phare,
Désemparé par son regard
Et ce sourire goguenard,
Que les yeux pers forcent à croire.
La candeur de ta langue assassine
Invite à des caresses coquines.

La sautillance vernale
De tes jambes,
L’opulence estivale
De ta taille,
La rousseur automnale
De tes bras,
Auront-elles raison
De mon hibernation ?

 

 

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Classé dans Plume, Poésie

Bashung

J’ai découvert Bashung bien trop tard : lui aussi, comme Desproges (« Plus cancéreux que moi, tumeur ! »), allait bientôt déclarer forfait face à la maladie. Encore un que je n’aurai jamais vu jouer (comme Bowie, Lou Reed, Leonhard Cohen, Lhasa et tant d’autres). Mais il nous a laissé de beaux textes !

On commence par une chanson légère, bel hommage à Dylan & Macadam Cowboy.

C’est la faute à Dylan

Lorsque j’ai quitté ma squaw
Mon bout de ferme
Dans un comté proche
De Clermont-Ferrand
Le shérif venait de faire construire
La sienne
Pour y loger l’adjoint et sa maman

Sing along Bob
Sing, sing along Zimmerman
J’suis cow-boy à Paname
Mais c’est la faute à Dylan

Place de l’opéra
Un flic du genre texan
M’a dit tout en essuyant ses Ray-Ban
Mon gars tu n’es pas d’ici reprends ta selle
Sinon j’te fous fissa en cabane

Sing along Bob
Sing, sing along Zimmerman
J’suis cow-boy à Paname
Mais c’est la faute à Dylan

J’avais un rendez-vous avec mon pote le Kid
Dans un salon perdu du vieux Pigalle
Le Kid m’a dit man ici y’a pas d’emploi
Si t’es pas partant pour le nu intégral

Sing along Bob
Sing, sing along Zimmerman
J’suis cow-boy à Paname
Mais c’est la faute à Dylan

J’ai traîné mes boots des rios de Barbès
Jusqu’aux prairies de l’or noir
De Longchamp
Mais j’n’aurais pas cru que j’finirais ma vie
Portier dans un hotel pour hommes en blanc

Sing along Bob
Sing, sing along Zimmerman
J’suis cow-boy à Paname
Mais c’est la faute à Dylan

 

Quand un texte devient politique, un peu plus à gauche que la gauche, forcément, ça m’intéresse …

Volutes

Vos luttes partent en fumée
Vos luttes font des nuages
Des nuages de scrupules

Vos luttes partent en fumée
Vers des flûtes enchantées
Et de cruelles espérances
Me lancent, des dagues et des lances
En toute innocence

J’cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J’cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Vos luttes partent en fumée
Sous les yeux embués
D’étranges libellules

Pour une grimace et un rictus
De plus, j’fais des heures sup’
Je m’en donne de la peine
Je cogite je m’agite, je rejoue la scène

J’cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J’cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Et mon corps de se vouer
A des lunes surdouées
Aux courbes souveraines
Pleines pleines

Vos luttes partent en fumée
Sous des soleils qui s’ignorent
Dor, dormez, mes réponses allongées

Mes que dire, mes que faire
Mais comment ça tient en l’air
Ces deux hémisphères, par quel mystère

J’cloue des clous sur des nuages
Un marteau au fond du garage
J’cloue des clous sur des nuages
Sans échafaudage

Vos luttes partent en fumée

 

Et je clôture avec une de mes préférées : le jour où j’écrirai un texte pareil, je serai content de moi !

Malaxe

Entre tes doigts l’argile prend forme
L ‘homme de demain sera hors norme
Un peu de glaise avant la fournaise
Qui me durcira
Je n’étais q’une ébauche au pied de la falaise
Un extrait de roche sous l’éboulis
Dans ma cité lacustre à broyer des fadaises

Malaxe
Le cœur de l’automate
Malaxe
Malaxe les omoplates
Malaxe le thorax

Issu de toi
Issue de moi
On s’est hissés sur un piédestal
Et du haut de nous deux on a vu
Et du haut de nous deux on a vu
Tes calculs mentholés dans ta bouche ça piquait
J’ai pas compté j’escomptais
Mais une erreur de taille s’est glissée
Et j’y suis resté

Malaxe
Le cœur de l’automate
Malaxe
Malaxe les omoplates
Malaxe le thorax

Issu de toi
Issue de moi
On s’est hissés sur un piédestal
Et du haut de nous deux on a vu
Et du haut de nous deux on a vu

Malaxe
Malaxe
(ad lib)

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For whom the bell tolls (Hemingway)

J’avais déjà lu trois fois « Pour qui sonne le glas » – la bibliothèque de mes parents contenait une quirielle d’ouvrages sur la guerre d’Espagne, chère à leur coeur – mais toujours en français. Et je m’étais dit : « Hemingway a un style très simple, il est donc facile à traduire. »

Ben en fait non ! Ayant eu l’occasion de l’acheter en VO pour 50 cents à le Croix Rouge du coin, j’ai découvert que ce qui, en français, était un très bon bouquin est en anglais un véritable chef d’oeuvre. Un petit extrait pour comprendre pourquoi il n’est pas aussi facile que cela à traduire (surtout si le tarif à la page n’est pas très élevé).

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‘What are you going to do with the dynamite ?’
‘Blow up a bridge. »
‘What bridge ?’
‘That’s my business.’
‘If it is in this territory, it is my business. You cannot blow bridges close to where you live. You must live in one place and operate in another. I know my business. One who is alive, now, after a year, knows his business.’
‘This is my business,’ Robert Jordan said. ‘We can discuss it together. Do you wish to help us with the sacks ?’
‘No,’, said Pablo and shook his head.
The old man turned toward him suddenly and spoke rapidly and furiously in a dialect that Robert Jordan could just follow. It was like reading Quevedo. Anselmo was speaking old Castilian and it went something like this, ‘Art bthou a brute ? Yes, Art thou a beast ? Yes, many times. Has thou a brain ? Nay. None. Nowwe come for something of consummate importance and thee, with thy dwelling place to be undisturbed, puts thy foxhole before the interests of humanity. Before the interests of thy people. I this and that in the this and that of thy father. I this and that and that in thy this. (it) Pick up that bag.(/it)’
Pablo looked down.
‘Every one has to do what he can do according to how it can be truly done,’ he said. ‘I live here and operate beyond Segovia. If you make a disturbance here, we will be hunted out of these mountains. It is only by doing nothing here that we are able to live in these mountains. It is the principle of the fox.’
‘Yes’, said Anselmo bitterly. ‘It is the principle of the fox when we need the wolf.’
‘I am more wolf than thee,’ Pablo said and Robert Jordan knew that he would pick up the sack.
‘Hi. Ho…’ Anselmo looked at him. ‘Thou art more wolf than me and I am sixty-eight years old.’

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