Archives de Catégorie: Cinéma

Quand Harry rencontre Sally (Rob Reiner, 1989)

 

Harry & Sally se sont rencontrés une première fois à la sortie de l’université, lors d’un covoiturage les menant à la Grosse Pomme. Il ne fut clairement pas question de coup de foudre et lorsque, cinq ans plus tard, Sally et son compagnon du moment le croisent par hasard à l’aéroport, Sally est ravie que Harry ne la reconnaisse pas.

Cinq autres années s’écoulent, durant lesquelles Harry connaîtra le mariage, puis le divorce, Sally ayant elle-même une longue relation qui se conclura par un échec, avant qu’ils ne se croisent à nouveau, dans une librairie cette fois.

Cette troisième rencontre sera la bonne : devenus amis, ils se confient leurs secrets d’alcôve et se consolent dans les moments difficiles. Puis, un beau jour, l’inévitable se produit et ils couchent ensemble. Mais rien n’est simple dans la vie et beaucoup d’eau coulera encore sous le pont George Washington avant que Harry et Sally finissent par admettre qu’ils sont tombés amoureux l’un de l’autre.

Ma comédie romantique préférée – et je ne suis normalement pas fan du genre – avec une Meg Ryan plus craquante que jamais, notamment dans cette scène mythique où elle simule l’orgasme. Billy Crystal est tout bonnement épatant – je ne l’avais jamais vu au cinéma auparavant, car il est plutôt un one man showman d’ordinaire. Carrie Fisher (la princesse Leïa de Star Wars) et Bruno Kirby sont très bons en seconds rôles, la musique est bien choisie, mais ce sont surtout les dialogues fins et savoureux de Nora Ephron (d’ailleurs récompensés d’un oscar) qui font de cette comédie romantique un film qui peut très facilement être apprécié par les deux sexes. Autre très bonne idée du scénario : entrecouper les passages où l’on voit Harry ou Sally à l’écran de scènes où un vieux couple explique comment il s’est formé.

Je vous conseille (comme toujours) la version originale sous-titrée, même si les doublages ne sont pour une fois pas mal. A voir, par exemple, ici.

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Bandits

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Bruce Willis et Billy-Bob Thornton, deux spécialistes en braquage, sont en taule. Bruce est beau garçon, bien bâti, gouailleur et grand coureur de jupons devant l’éternel. Billy-Bob est frêle, timide, maladroit et hypocondriaque.

Cette fine équipe profite d’une occasion inespérée de se faire la malle . Ils vont enfin pouvoir tester leur nouveau plan, qui consiste à s’inviter chez le gérant d’une agence de banque la veille du casse, à passer la soirée en famille et se rendre avec lui dès potron-minet le lendemain.

Le problème est que, même si cette méthode de travail pour le moins originale fonctionne très bien – en partie grâce à l’effet de surprise – Bruce a tendance à claquer son fric comme si demain n’existait pas,, ce qui fout en l’air le budget préparé par Billy-Bob pour leur plan de retraite : un lieu de villégiature de haut vol au Mexique. Et il n’a pas l’intention de passer les dix prochaines années à braquer des banques !

Débarque alors dans ce méli-mélo Cate Blanchett, épouse délaissée par un mari trop pris par la course du rat, qui va tomber sous le charme de Bruce avant de succomber à la finesse de Billy-Bob. Cet improbable ménage à trois, accompagné de leur chauffeur, un cascadeur amateur rêvant d’explosifs, de flammes et de cuissardes, va-t-il réussir à amasser un pactole suffisant avant l’inévitable Fort Alamo qui se profile de plus en plus à l’horizon ?

Si Cate Blanchett était déjà mon actrice préférée bien avant la sortie de ce film, Billy Bob Thornton l’est devenu grâce à sa prestation hilarante.
J’ai pensé à un passage du Trois hommes dans un bateau de Jérôme K. Jérôme où le personnage principal, après avoir lu une encyclopédie décrivant les symptômes de maladies, se croit atteint de toutes sauf l’hydarthrose des femmes de chambre – ce qui l’énerve au plus haut point – lorsque Thornton prend la place de la guichetière de la banque et la prétend atteinte de vaginite pour expliquer son absence.

Bruce Willis est aussi un acteur que j’aime beaucoup, notamment parce qu’il ne se prend pas du tout au sérieux, ce qui lui permet de jouer des rôles comme celui-ci, Levinson se moquant allègrement des films à la Die Hard.

L’entrée en scène de Cate Blanchett – après trois quarts d’heure de film! – vaudrait bien une palme, Levinson jouant astucieusement sur les couleurs rousses (les cheveux de Cate, le pont que traverse Billy Bob) et vertes (sa robe et la voiture) pour nous annoncer leur rencontre à venir.

Le film regorge d’humour et, vu les caractères tranchés des trois personnages principaux, le réalisateur peut aisément nous mener en bateau pour mieux nous surprendre plus tard. Les nombreuses scènes d’action sont entrecoupées soit par des discussions drôlatiques entre Willis et Thornton, soit par des scènes romantiques impliquant Blanchett et caricaturant les clichés du genre : en gros, on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Je passe un excellent moment chaque fois que je revois ce film (je dois bien en être à la 5 ou 6è fois) et en ai fait profiter pas mal d’ami(e)s. Bref, un des vingt films que j’emmènerais sur une île déserte – pourvu qu’elle soit équipée d’une TV!

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Crash

crash

Réalisateur : David Cronenberg
Scénario : David Cronenberg, d’après l’œuvre de J. G. Ballard
Genre : drame, thriller érotique
Distribution : James Spader, Deborah Kara Unger, Elias Koteas, Holly Hunter, Rosanna Arquette.

Synopsis
James et Catherine Ballard aiment épicer leur vie sexuelle en couchant avec d’autres partenaires, pour ensuite se titiller les sens en se racontant leurs ébats respectifs. Mais lorsque James a un grave accident de voiture, une collision frontale qui le laisse gravement blessé, leurs vies vont changer.

James rencontre Helen Remington, dont il a tué le mari lors du crash, à l’hôpital et, grâce à elle, va être introduit dans une secte qui considère les accidents de voiture comme le seul moyen restant d’entrer en contact avec les autres et, donc, de jouir.

Les membres de la secte portent leurs cicatrices et mutilations comme des médailles, vénèrent et tentent de reconstituer les accidents de voitures célèbres, comme celui de James Dean (dans le livre, le personnage de Koteas a pour but ultime une collision frontale avec une actrice célèbre, dans laquelle il la tuerait pour son dernier orgasme !)

James (véritable nom de l’auteur du livre sur lequel est basé le scénario) va petit à petit devenir, lui aussi, un fétichiste du crash.

Avis personnel

Un des meilleurs films de Cronenberg (probablement mon réalisateur préféré), avec eXistenZ et Vidéodrome (au thème lui aussi très fétichiste). James Spader et Elias Koteas sont aussi à leur top niveau, ce qui ne gâte rien.

Bande annonce

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eXistenCe

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Synopsis

Dans un avenir proche, Allegra Geller est la géniale créatrice d’une nouvelle génération de jeu qui nécessite une connexion directe au système nerveux : eXistenZ.
Lors de la séance de présentation du jeu, un fanatique cherche à la tuer; un jeune stagiaire en marketing, Ted Pikul, lui sauve la vie. Une poursuite efrenée s’engage, la tête d’Allegra ayant été mise à prix, autant dans la réalité que dans l’univers trouble et mystérieux du jeu.

Réalisateur : David Cronenberg (un de mes réalisateurs fétiches).
Casting : Jennifer Jason Leigh, Jude Law, Ian Holm (et en guest stars Christopher Eccleston et Wilhem Dafoe, extraordinaire comme d’habitude).
Genre : Science fiction.
Date de Sortie : 14 avril 1999.

 

Préliminaires

Ca démarre très fort !

Au public venu assister à la présentation du nouveau jeu révolutionnaire de la designer fétiche Allegra Geller, Christopher Eccleston apprend qu’un certain nombre d’entre eux pourront participer à une partie-test, avec la participation exceptionnelle d’Allegra qui, d’ordinaire, préfère fuir les projecteurs.

Mais alors qu’Allegra est en train de télécharger ExistenZ (X majuscule, Z majuscule) vers les pods expérimentaux des autres joueurs, un fan dégaine une arme étrange et a le temps de blesser Allegra et de tuer Christopher avant d’être « maîtrisé » par le service d’ordre. Dans sa chute, Allegra a endommagé son pod, qui contient l’unique copie existante du jeu. Ted Pikul, un novice improvisé garde du corps d’Allegra – on se demande un peu comment – fuit avec elle pour la mettre en sécurité et éviter ainsi d’autres attaques.

Pendant leur fuite, Ted extrait la balle ayant blessé Allegra à l’épaule. Mais en fait de balle, il s’agit d’une dent humaine! L’examen de l’arme révèle qu’elle est fabriquée à partir de composants organiques, afin de tromper les détecteurs de métaux, et que son chargeur est un bridge.
Allegra découvre aussi que Ted n’a même pas de bioport, un comble pour un employé de Antenna Research! Afin de pouvoir se connecter à son jeu et évaluer les dégâts, elle insiste pour qu’il s’en fasse implanter un. C’est ainsi qu’ils se rendent à la station-service de Gas (Essence), propriétaire d’une station-service en pleine brousse et grand fan d’Allegra, pour une scène d’anthologie avec Dafoe.
Allegra et Pikul peuvent finalement se connecter à ExistenZ et entamer une partie…

 

Enculage

Le bioport n’étant rien d’autre qu’un deuxième trou de balle situé au creux des reins, les sous-entendus lubriques ne manquent évidemment pas. Un port peut être excité, il a besoin de lubrifiant avant l’insertion du câble de connexion, j’en passe et des meilleures. Cronenberg s’est beaucoup amusé lors de ce tournage, je crois.
De plus, Jennifer Jason-Leigh (Allegra) est à l’apogée de sa sensualité (elle avait pourtant déjà 37 ans à l’époque), ce qui crée une ambiance pour le moins torride.

 

Jouissance

On ne sait jamais vraiment si on se trouve dans le monde du jeu ou dans la réalité et le rythme de l’action ne faiblit quasiment jamais. De plus, le final en surprendra plus d’un(e).

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