Archives de Catégorie: 1 livre 1 film

Crash

crash

Réalisateur : David Cronenberg
Scénario : David Cronenberg, d’après l’œuvre de J. G. Ballard
Genre : drame, thriller érotique
Distribution : James Spader, Deborah Kara Unger, Elias Koteas, Holly Hunter, Rosanna Arquette.

Synopsis
James et Catherine Ballard aiment épicer leur vie sexuelle en couchant avec d’autres partenaires, pour ensuite se titiller les sens en se racontant leurs ébats respectifs. Mais lorsque James a un grave accident de voiture, une collision frontale qui le laisse gravement blessé, leurs vies vont changer.

James rencontre Helen Remington, dont il a tué le mari lors du crash, à l’hôpital et, grâce à elle, va être introduit dans une secte qui considère les accidents de voiture comme le seul moyen restant d’entrer en contact avec les autres et, donc, de jouir.

Les membres de la secte portent leurs cicatrices et mutilations comme des médailles, vénèrent et tentent de reconstituer les accidents de voitures célèbres, comme celui de James Dean (dans le livre, le personnage de Koteas a pour but ultime une collision frontale avec une actrice célèbre, dans laquelle il la tuerait pour son dernier orgasme !)

James (véritable nom de l’auteur du livre sur lequel est basé le scénario) va petit à petit devenir, lui aussi, un fétichiste du crash.

Avis personnel

Un des meilleurs films de Cronenberg (probablement mon réalisateur préféré), avec eXistenZ et Vidéodrome (au thème lui aussi très fétichiste). James Spader et Elias Koteas sont aussi à leur top niveau, ce qui ne gâte rien.

Bande annonce

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans 1 livre 1 film, Cinéma, SF

Un livre, un film : Starship Troopers

Starship Troopers (« Etoiles, Garde-à-vous ! », en français) a été écrit en 1959 et publié en 1960. Il est important de le noter, car cela permet de recadrer les choses. A cette époque en effet, ce livre défriche des terres encore inconnues : c’est un des premiers à décrire de manière crédible la vie militaire, en tous cas pour les ex-soldats, le tout étant transposé dans un contexte de science-fiction. Si vous n’avez vu que le film, vous serez probablement surpris d’apprendre que, dans le livre, il n’y a que deux brèves scènes de combat. Tout le récit se concentre sur le passage à l’âge adulte de Johnnie Rico via ses expériences dans l’armée, avec moult descriptions d’exercices militaires, de logistique, diplomatie et respect de la voie hiérarchique. Plus quantité de cours de politique.

L’histoire en elle-même est très simple : Johnnie Rico, qui tente désespérément d’échapper au contrôle de son père riche et autoritaire, s’engage dans l’Infanterie Mobile. Il devient ainsi un Homme, suit un entraînement rigoureux et est finalement testé, lorsque l’humanité se retrouve engagée dans un conflit avec une race vicieuse d’insectes géants. Capacité de commandement, courage sous le feu, relations fraternelles des soldats, tout ce qui constitue aujourd’hui les clichés du film de guerre est passé au crible. Mais, encore une fois, tout cela était nouveau à l’époque.

Reste la partie très controversée de cet ouvrage. Dans Starship Troopers, être un vrai citoyen disposant du droit de vote est un privilège réservé aux vétérans du service public (principalement les militaires). Car seuls ceux qui ont montré qu’ils étaient prêts à donner leur vie pour protéger la liberté sont, selon Heinlein, capables d’apprécier celle-ci et dignes d’en profiter pleinement. Rappelons quand même que Heinlein a d’abord été militaire et n’a commencé à écrire de la science-fiction qu’après avoir du prendre sa retraite pour raisons de santé.

 

Engagez-vous dans l’Infanterie Mobile, qu’ils disaient !

Et c’est quand on sait cela que le film de Paul Verhoeven – qui est loin d’être un chef-d’oeuvre, vous êtes prévenus -devient intéressant. En effet, même s’il s’éloigne beaucoup du livre, en se consacrant principalement aux scènes d’action mettant en scènes les soldats humains et les envahisseurs insectoïdes, il ne se prive pas de recourir à l’humour et à la satire pour ridiculiser les théories protofascistes du livre, notamment via de fausses publicités de recrutement pour l’Infanterie Mobile et en revêtant certains personnages militaires de tenues très proches des uniformes nazis. Autre exemple : les beaux jeunes futurs soldats, archétypes des enfants idéaux américains, se révéleront en fait être … argentins (on l’apprend dans le film lorsque Buenos Aires est rayée de la carte par un bombardement planétaire des insectoïdes). Pas sûr que Heinlein aurait apprécié, vu que le livre, lui, est totalement dépourvu de la moindre trace d’humour.

Poster un commentaire

Classé dans 1 livre 1 film, SF