Signé

C’était à Vittorio Veneto qu’on avait gagné la dernière bataille avant l’armistice avec les Autrichiens le 4 novembre 1918.

« Les vestiges de ce qui fut une des plus puissantes armées au monde remontent en désordre et sans espoir les vallées que nous avions descendues avec assurance et fierté. Signé Diaz. »

C’était écrit dans le bulletin de la victoire affiché partout, et vous n’imaginez pas combien de jeunes parents, à l’époque, se précipitaient à l’état civil et déclaraient : Signé! çui-ci, on l’appelle Signé, comme Diaz. » Il y avait un tas de Signé partout. Mes oncles, en revanche – par exemple lorsqu’ils venaient d’annoncer quelque chose d’important à l’auberge -, concluaient de temps en temps « Signé Peruzzi! » en assenant un beau coup de poing à la table. Y compris quand ils abattaient un as. Surtout mon grand-père : « Signé Peruzzi! »

Canal Mussolini, d’Antonio Pennacchi, p. 148.

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