Furibonderie

canal-mussolini-349761-250-400

Il ne faut pas croire que les gens se promènent toute la journée en avertissant: « Vous savez, je suis furibond. »

Non, la fureur, on la couve, bien dissimulée dans un repli de l’âme, sans qu’elle en sorte jamais. Et au moment où on s’y attend le moins, au moment où on est piqué au vif, dans le vif de ce repli de l’âme, elle jaillit, se déchaîne, et on finit par dire : « Que s’est-il passé ? Je ne le voulais pas. Retournons une minute en arrière, juste une minute, je vous en prie, retournons aux choses telles qu’elles étaient avant. »

Or rien ne sera plus comme avant et on aimerait bien que sa mère soit là pour pleurer dans ses bras.

(Antonio Pennacchi, in « Canal Mussolini »).

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Ecrivain, Extraits

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s