Coquericoq

Elle est à toi, cette oraison,
Toi, l’hôtesse qui, sans façon,
M’offrit bien plus qu’un bout de pain
Quand dans ma vie il faisait faim.
(pour C.C., qui se reconnaîtra)

Alors que je t’effeuille, Cécile,
M’obsède la rêverie futile,
D’une plante à la beauté gracile,
Evoquée par ta rousseur fragile.

Flamboyants, tes pétales froissés
Forment de grand tapis colorés.
Source d’inspiration de Monet,
Tu es aussi parfois associé

Aux soldats tombés dans les tranchées.
Et ta mine, aux anthères bleutées,
Se marie à tes terres préférées,
Riches de blé, tantôt remuées.

Aux antipodes du colchique,
Tu incites aux pensées bucoliques,
Emollient, sédatif, béchique,
Doté de vertus narcotiques,

Ababol ou petite mariée,
Souverain des papavéracées,
Aux crêtes de coq assimilées :
J’adore ton onomatopée.

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